C'était beau, c'était des rêves, c'était "nous", un "on" imaginaire, qui m'aidait à vivre.
Cette triste période (de 8mois o0 !! ) a cassé beaucoup de choses, beaucoup de gens [...] mais maintenant, je peux parler de Lui. Certes, avec un brin de nostalgie, mais en parler tout de même, sans me braquer contre tout le monde, sans m'isoler, sans me prendre la tête ... En fin de compte, c'est un peu ça la liberté. Ce sentiment de pouvoir penser à nouveau sans être démoralisée.
Comment me suis-je perdue en si peu de temps et retrouvée si longtemps après ? Peut être parce que je suis une de ces personne, naïve, qui croit trop à ce que disent les gens et qui finalement en est victime.
Cette expérience, celle de la dépression à long terme m'aura permis de comprendre que la vie est dure, qu'elle ne nous fait pas de cadeau. Nous naissons, fournissant de nouveaux chiffres, de nouvelles statistiques, tout nous est conté, le temps, l'argent, chaque mot que l'on dit, chaque pas que l'on fait. Quand vous croyez tout ce que l'on vous raconte, on vous dit "enfant". Lorsque vous décrouvrez la rudesse de ce monde et que vous vous révolez devant tant d'impuissance, tant d'injustice, on vous dit "adolescent". Et lorsque vous arrêtez de vous battre, parce que vous pensez que c'est trop tard, que rien ne peut changer, alors on dit de vous que vous êtes "sage" ou encore, un "adulte". Faut-il attendre d'être mort pour prouver qu'ils ont tord ?
J'ai rêvé, j'ai espéré au point d'en souffrir, au point de vouloir en mourir. J'ai crut, mais ce qui différencie l'homme des animaux, c'est qu'il prend un malin plaisir là où les animaux n'en prennent pas, car les animaux, eux, ne se mentent pas.
Aujourd'hui c'est fini, je suis sortie de ce marais d'amour dans lequel je m'enfonçais.
Juste un regret, une question,
Un baiser, mais pourquoi cet abandon ?